MAMMAN SANI “SAMARI DA YAN MATAN”

On oublie parfois la première fois que l’on a entendu un morceau. Même si celui-ci ne vous quitte plus depuis. Alors ce sera la deuxième fois : sur les enceintes d’une petite salle marseillaise aujourd’hui disparue, ou remplacée, renommée seulement peut-être. Cela suffirait déjà à rendre l’anecdote bizarroïde, mais sachez que dodelinant, envoûté toujours, c’était de la Chimay bleue que nous sirotions. Pourquoi, pourquoi ? Mais c’était bien.

J’avais fait mon malin, fendant la foule éparse pour me pencher à l’oreille du disc-jockey. Lui dire que je connaissais einh ! Mamman. Ç’avait dû lui faire une très belle jambe. Puis, j’ai eu un peu honte, mais la Chimay fait digérer beaucoup de rouge aux joues.

Au fond, c’était vrai. Depuis que je l’ai découvert ce thème, j’ai l’impression d’avoir trouvé un ami. Une fois encore, par-delà les mers et les époques. Ce morceau c’est mon repaire. On y trouve sans chercher une beauté indiscutable. Rudimentaire à première vue. Tout le reste est autre part, à forte dose, dans mille cachettes indicibles. Cette émotion-là ; ni de la joie, ni de la tristesse, ni de la mélancolie, ni rien de tous ces mots que je pourrais égrener jusqu’en bas de la page, c’est tout.

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