THE TYDE “A LONER”

Un soleil (quasi) californien filtré, haché menu à travers les jolis volets parisiens en ferraille, zèbre la table ronde des amis qui me recueillent. Comme il est probable que les quelques semaines à venir se joueront à la sauce Dharma bum, ponctuées par les longs surfs, vaguement déprimants, sur seloger.com, il est juste et bon que je sorte de mon baluchon mental cette modeste pépite que j’adore. Œuvre de californiens improbables, mais bien bronzés, qui se la joueraient muscadins maussades de Birmingham.

Felt-ienne en diable et parfaitement assumée en tant que telle, et adoubée par-dessus le marché ; je crois en effet que ce bon vieux Lawrence avait déclaré au sujet de ces gars-là qu’ils réussissaient mieux que lui ce qu’il avait toujours voulu faire. Je ne sais pas si c’est vrai, mais ces quelques condiments familiers : guitare 12 cordes, orgue baveux, gouaille décalquée, dans tous les sens du terme, et la ferveur indolente qu’ils réveillent sont un baume au cœur démentiel sur ces journées pessimistes, si j’osais, une planche de salut.

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